Une souris et des Hommes - A venir: la préparation d'une tentative de Buzz
Comment augmenter le nombre de lecteurs d'un site internet ? C'est une question pertinente dans le secteur de la communication des entreprises et associations. Quand à ce blog avant tout personnel et dominical mais qui se destine clairement à développer des visions multiculturelles des "choses", je vais tenter un petit buzz, pour la première fois. L'idée du buzz bientôt expliquée !
France/Bretagne/Finistère - Guissény. Partie 2: des habitants
"Notre association intervient également dans le champ du patrimoine. Nous considérons celui-ci comme l'ensemble des biens d'une collectivité, d'un groupe social ou de l'humanité considéré comme un héritage commun et universel. Les chantiers réalisés par les volontaires sont le seul lieu où Concordia s'investit dans ce champ d'action.(...) Parfois cette action sur le patrimoine concerne l'aménagement des espaces qui l'entourent. Nous trouvons dans ce type d'actions le lieu idéal où se rencontrent le projet d'une communauté locale et notre projet international, permettant ainsi aux volontaires, et à la population qui les accueille, de se rendre compte immédiatement de l'impact de leur action dans un milieu donné". Cet extrait du projet éducatif de l'association Concordia l'évoque: un chantier de bénévole doit se réaliser, dans l'idéal, en lien avec la population locale du territoire sur lequel il se déroule. Le site Natura 2000 de Guissény, comme tout site naturel, est connu de tous, aimé de certains, et activement géré par d'autres: ingénieurs gestionnaires, acteurs associatifs, habitants, agriculteurs etc. La gestion d'un site naturel prend alors davantage de sens, celui de relier l'habitant plus ou moins urbanisé à sa nature environnante.
Alors que le jour se lève, une skoda arrive au club de voile de Guissény. Il fait beau, la mer est bleue et d'un pas calme et déterminé, Monsieur Boucher apporte quelques légumes aux volontaires fraichement encaféinés. l'Homme, fonctionnaire hydraulicien retraité et dynamique habitant du bourg, est accueillant et très motivé par le chantier. D'un pas déterminé, il livre une explication remarquable sur le fonctionnement hydraulique du bassin hydrographique dans lequel se situe le site naturel. A ce moment, Michal, jeune tchèque de 19 ans, s'excuse au nom de son pays pour les nombreux problèmes que Mr Boucher a rencontré sur sa voiture: rire général.
Un de ses fidèles compères se nomme Mr Roudaut, qui, s'il ne radotte pas, grimace un peu du regard et grogne un peu de la voix. Les deux forment une paire d'habitants motivés pour faire avancer la commune. Une bien bonne entente, autour d'un jardin partagé, par exemple. Mais ce monsieur là à une passion, qu'il fera découvrir aux volontaires: la soie. Un étage entier, pour fabriquer et traiter ce matériau précieux et méconnu. Des oeufs de diverses couleurs, d'un ton clair, offrent un mélange agréable à l'oeil.
Dans ce bourg rural du Finistère Nord se situe également un professeur de dessin et artiste à ses heures de pause. A travers ses dessins, il alimente l'Histoire de Guissény et de son site naturel. Ailleurs, en centre-ville, une habitante demande: "y a t'il un grec parmis vos volontaires ?" Lisette a en effet vécu une année dans ce pays, il y a longtemps, et aurait été ravi de croiser une personne de là-bas. Ses racines sont à Guissény, et elle se dit d'origine celte, bretonne de coeur, française par annexion, et européenne pour l'égalité de peuples. Son engagement s'est fait notamment par la création d'une association ayant oeuvré pour la connaissance et l'éducation à l'environnement autour de ce site naturel qu'elle a vu évoluer négativement au fil des décennies. Et à travers ses échanges avec les volontaires, on apprend à connaître le site, et ce qu'il représentait pour certains à l'époque de la guerre des boutons. Alors qu'ailleurs, les enfants fumaient des lianes, ici, Lisette et ses copains fumaient du crotin de cheval, pendant qu'ils gardaient des vaches. Et puis Mr Marhadour, lui, était ouvrier sur la tourbière, qui dans le temps, était exploité pour le pouvoir calorifique que possède la tourbe. Cette exploitation se faisait à l'aide d'outils spéciaux, après avoir coupé les roseaux des marais.Toutes ces personnes qui ont traversé la seconde moitié du 20ième siècle avec les progrès techniques qui ont transformé le Monde connaissent mieux que quiconque l'histoire et l'évolution des sites naturels qu'ils parcouraient enfants. Leur implication pour une gestion durable de ces mêmes sites qui serviront aux enfants d'aujourd'hui et de demain est une richesse. Car comme la revue "Terre Sauvage" le souligne dans un récent hors-série: la Nature est l'avenir de l'Homme.
"La Nature est l'avenir de l'Homme" (Bon, en ce qui concerne les requins, murènes et méduses, on peut peut-être en rediscuter) Oceanopolis, Brest.
France/Rhône-Alpes/Ain - Est-elle Nature, la vache ?
La vision que l'on a des choses est en partie liée à notre parcours individuel, lui même fonction de choix selon des goûts et envies et des contraintes suivant la réalité du moment. Prenons l'exemple de ce pâturage jurassien photographié en août 2010. Alors qu'une connaissance, en école d'infirmier, signalait, selon sa vision, qu' "un champ de vâches, c'est la nature", Il existe mille est une façon de percevoir ce pâturage bovin. Exemples.
Troupeau de vâches dans un pâturage jurassien, les Moussières, août 2010
1. L'éleveur propriétaire du troupeau: "le Ministère de l'Agriculture a officiellement annoncé la mesure permettant de garantir à tous les producteur un dépassement de quota de 2% sans en être pénalisé. Cela va me permettre de produire un peu plus et profiter de la bonne tenue du marché laitier".
2. Le fromager: "Le lait de ces vâches et pâturages est de très bonne qualité pour la production de nos fromages locaux. Mais suite aux décès de plusieurs dizaines de personnes en Europe en 2011 à cause de contaminations par E.Coli, on risque de devoir faire davantage de contrôle sur nos produits."
3. L'ingénieur Analyste du Cycle de Vie: "Dans le cadre des expériences d'affichage des caractéristiques environnementales des produits de grande consommation, il est impératif que je prenne en compte le fait que la vâche ne produit pas uniquement du lait, mais aussi de la viande. Ah là là, ces allocations !"
4. Le végétarien: "Ah là là, que ce système de production bovin est mauvais: d'une part, un amateur de cuisine sait que la majorité du goût de la viande se situe dans la sauce. En plus, la consommation de viande n'est pas très bonne pour la santé, et une trop grosse consommation à l'échelle mondiale n'est pas tenable écologiquement. Pourvu que le végétarisme se développe en Europe !"
5. Le gestionnaire des espaces naturels: "Ce qui est notamment intéressant dans la gestion d'un site classé Natura 2000, c'est de travailler en collaboration avec les agriculteurs, notamment pour qu'ils adoptent une gestion plus douce des surfaces d'alpages exploitées."
6. L'ingénieur agro-alimentaire: "L'alimentation bovine en France est composé à près de 80% de fourrages. Il y a sans doute des améliorations à faire à ce niveau là pour diminuer les impacts que génèrent cette consommation sans baisser la qualité du lait ou de la viande."
7. L'ingénieur en agriculture: "il est important de maintenir une agriculture de qualité dans ces zones ou l'urbanisation est à forte pression. J'espère que mes conseils aux collectivités sur leurs plans d'occupation des sols seront suivis par le maintien en zone agricole de surfaces importantes dans le pays de Gex".
8. Le promeneur à son enfant: "Dis moi la couleur des choses suivantes: une feuille de papier ? la vâche là-bas ? la neige ? La tapisserie de ta chambre ? La voiture de maman ? L'enfant: Blanc. Blanc. Blanc. Blanc. Blanc. Le promeneur: "qu'est ce qu'elle boit la vâche ?". L'enfant: "Du lait".
9. Un cadre de la communauté de communes du Pays de Gex, parlant à un volontaire international: "s'il n'y avait pas de réserve, il y aurait sans doute des parkings bétonnés, une plus grande station de ski, plus de maisons, davantage de trafic, etc".
10. Le promeneur retraité: "Ah, ces champs me rappellent mon enfance. Dans le passé, il y avait aussi du bétail, et ces zones servaient de transhumance au bétail avant la montée en alpage sur la haute-chaîne. Ce patrimoine historique, il ne faut pas l'oublier."
11. L'écologue: "Il est particulièrement intéressant d'étudier les espèces se développant dans les zones de refus du bétail, à savoir des surfaces du pâturage non broutées et ou les fèces vont davantage être déposées. Ces zones permettent à des espèces végétales de se développer, alors qu'ailleurs elles ne le pourraient pas".
12. Le bénévole sur un chantier de bénévoles internationaux en 2010: A quoi ça sert de débrousailler ces surfaces de prairies sêches ? Parce que c'est un peu chian au bout d'un moment. L'animateur: "A préserver ces habitats importants pour de nombreuses espèces."
Comme quoi, il existe mille manière de "comprendre" une chose à priori banale comme ce pâturage bovin ! Quand aux volontaires venus de ces quatre coins du Monde, ils ont même pu assister à la traite de vâches laitieres. Naturel, non ?
France/Bretagne/Finistère - Guissény. Partie 1: des habitats
Guissény. Ce nom vous est inconnu ? C'est assez normal ! Petit commune du Finistère Nord, elle n'est pas la plus touristique de la Bretagne. Et pourtant, qui sait apprécier la nature et la beauté d'un paysage authentique prendra grand plaisir à découvrir les plages et le site Natura 2000 aux multiples biotopes qui composent son territoire. Natura 2000 est un dispositif européen de gestion sites naturels d'importance européenne. A la différence d'une réserve naturelle où l'activité humaine se veut particulièrement restreinte, celle en lien avec un site Natura 2000 n'a pas pour vocation d'être nulle mais simplement d'être particulièrement soucieuse de la préservation des espèces.
Guissény: un site naturel caractérisée par sa petite surface, sa grande diversité d'espèces et de milieux, et d'une situation de milieu récepteur d'un bassin versant à vocation agricole.
S'y trouvent une tourbière, un étang entourée d'une roseraie, une zone océanique riche, des prairies, un cordon dunaire à la flore particulière...le tout sur quelques km2.
Suki (Corée du Sud, 31 ans): "l'autochtone breton possède des techniques hydrauliques tout de même assez primitives: il vide l'eau de son bateau avec un seau et ne connait visiblement pas l'effet siphon"
17 volontaires internationaux ont ainsi pu découvrir ce site splendide et comprendre quels enjeux se trouvent derrière la préservation de tels milieux tout en permettant une utilisation douce des terrains par l'Homme. L'une des problématiques environnementales les plus célèbres de France est la prolifération des algues vertes sur les côtes de Bretagne. une sujet sensible, où l'activité professionnelle des uns (les éleveurs de porcs notamment) agit sur celle des autres (les pêcheurs notamment), et éventuellement sur l'activité touristique de la région. Tamito, un japonais de 32 ans, a peut être trouvé la solution à ce problème: pourquoi ne pas développer des recettes de sushi ! Plus sérieusement, la prolifération d'algues, les dépôts de nombreuses tonnes de végétaux marins sur les plages, les risques de pollution et de toxicité de celles-ci (certaines espèces génèrent des toxines) sont un sujet sensible car réellement problématique.
Dépôt d'algues sur la côte de Granit Rose, Côtes d'Armor
Dépôt d'algues vertes sur une plage du Finistère Nord, août 2010
Le site Natura 2000 de Guissény offre donc une variété de sites naturels, de biotopes, particulièrement sensibles et dont la préservation est importante voire essentielle à l'échelle géographique de l'Europe. Cette zone littorale, comme beaucoup d'autres en France, est en effet potentiellement soumis à des contraintes foncières particulièrement fortes. Cela est bien sur une richesse, mais nécessite aussi des approches de travail et de gestion différentes d'un habitat à un autre. En revanche, la découverte de certaines espèces sensibles et protégées devient particulièrement riche pour le promeneur lambda.
Plante carnivore protégé dans un site tourbeux de Guissény
Ce promeneur, ce peut typiquement être l'un des habitants du village, dont certains, fin connaisseurs du site, deviennent des piliers pour le gestionnaire chargé de la mise en oeuvre du document d'objectif du site. Un site naturel, c'est ses habitats, mais aussi ses habitants ! Une petite présentation de certains d'entre eux sera pertinente....dans un prochain article !
Une souris et...Kayoung, Saena et Agnes: " C'est triste "
La conscience internationale, la compétence interculturelle, une meilleure compréhension de notre Monde. Quelques exemples de ce que peuvent apporter des expatriations, des rencontres internationales, des chantiers de bénévoles, internet, les lectures, les conférences etc. Mais une chose est plus puissante que les autres pour la tolérance entre les peuples: le partage de moments de vie avec des personnes d'autres lieux. Oh que cela n'est pas toujours valorisé en France, et que la direction actuelle tend plutôt vers davantage de communautarisme, à première vue. L'échange avec des coréens et coréennes, il est aisé en Europe, tant ceux-ci s'expatrient plus qu'auparavant. La naissance d'amitiés a eu lieu, amitiés éphémères physiquement, mais qui restent dans un coin de cerveau. Alors que j'avais commencé à écrire ce message il y a quelques mois, et que, faute de motivation, le brouillon était resté en l'état, voilà que le dictateur nord-coréen meurt, et que les vidéos des habitants endoctrinés, en pleurs, apparaissent au monde entier. C'est il y a quelques jours seulement que j'ai davantage mesuré l'acquisition de cette conscience internationale, quand, pensant à Kayoung, cette petite coréenne qui a partagé un chantier international en ma compagnie, des angoisses et autres troubles du sommeil sont venus m'empêcher de dormir une nuit entière. Une bonne raison de finaliser cet article sur des échanges avec ces copains coréens.
Août 2010: soirée en refuge. Une bougie. Une flamme. Un au-revoir. Un adieu ? Kayoung et Saena terminent d'écrire leur perception du jour ou de la semaine. Comme beaucoup de coréens à l'étranger, elles tiennent à jour un journal personnel de leurs expériences et de leur vécu. L'écriture coréenne est fine, esthétique, et même élégante. Pourquoi ne pas l'apprendre un jour ?
L'écriture du soir se termine doucement. Les deux volontaires ont passé du temps ensemble, et l'entente fut bonne. L'une partira peu de temps au Portugal, faire un nouveau chantier. L'autre finira sa formation dans l'hotellerie en France. Deux parcours très différents, mais qu'un élément rapproche: leur origine sud-coréenne. Le silence est d'or. Plus un bruit. Seul un léger mouvement de la flamme. Un an et demi plus tard, le souvenir est flou, un peu illusoire. Ces journeaux intimes, sans doute plein de belles anecdotes de vie, des remarques sur les lieux découverts. Kayoung a t'elle aimé la tartiflette savoyarde ? Je ne le saurai pas. Nous parlons plutôt d'un sujet nettement plus intéressant, mais aussi beaucoup plus sensible; La Corée du Nord. La séparation de la Corée en deux blocs. C'était en 1953. Une éternité quand on a 10 ans, hier quand on en a 30, le jour de ses 10 ans quand on en a 70. 60 ans, la guerre froide et cet autre monde. La Corée du Nord sera communiste, la Corée du Sud rattachée à l'économie de marché. Et les coréens alors ? Certains perdront de vue des membres de leur famille, de l'autre côté. La folie des puissants de ce Monde. Je ne rentrerai pas dans le détail de l'histoire des Corées, trop inconnue et sans doute très bien expliquée sur la toile. Mais ce sujet, Kayoung le résume dans cette phrase: c'est triste.
Cette phrase je m'en souviens bien. Cette méconnaissance du sujet que j'avais aussi. La discussion qui s'en suivi, sur le budget d'armement des nord-coréens, les tentatives de fuite, les frontières ultrabarricadées, la folie du dictateur. Cette vision par deux habitantes locales du Sud, la plus profonde, la plus importante à écouter. C'est sans doute pour cela qu'il y a quelques jours, Kayoung était omniprésente dans mon esprit. Le temps d'une nuit, comme la forte envie de lui envoyer un mail, sans nouvelle d'elle depuis un an et demi. Juste avant, j'ai écrit à Agnes, coréenne en Service Volontaire Européen à la délégation Auvergne de l'association Concordia. Nos chemins s'étaient croisé une petite semaine en 2010, dans le cadre d'une formation d'animateurs. Une jolie asiatique pleine d'humour.
J'approche la conclusion de ce petit article sans prétention par le petit échange de mail avec Agnes.
Moi. " Hello Agnes. How r u ? I'm wondering how you are doing and a bit "sad" for my corean friends cause of what happens in North Korea. I mean, the videos we can see on youtube are really impressive. What is your opinion ? "
Agnes. " I'm doing great! How are you doing? Well, I'm not in the Korea now but when I read the news it seems like many s.korean people is afraid cuz no body know what is gonna happen.. Our president is (it's really easy if you think he's like a president of France) very negative to N.Korea so. Anyway, I saw that video too.. It was really impressive. but it's kind of scary that everyone cried like their family died.. I know it's sad but I could feel there is a lot of propagonda... Hopefully, we gonna reunited in a peaceful way someday, but sadly, many s.korean people doesn't want it anymore.. sad. really. Thanks to ask anyway. Peace!" Best wishes Emmanuel! "
Cette séparation entre les deux corées, non réunies après 60 ans, Agnes le vit comme Kayoug et sans doute beaucoup d'autres de leurs compatriotes. Et c'est ce sentiment de tristesse qui revient dans les échanges.
France/Rhône-Alpes/Ain: Anecdotes coréennes en France
la Haute-Chaîne du Jura est l'une des plus grande réserve naturelle de France, outre-mer compris. Réserve naturelle ? Comme son nom l'indique, cette terminologie désigne un territoire protégé à des fins de conservation de la nature. Conserver un environnement naturel est en effet une priorité en France, et l'Etat dispose pour cela d'un certain nombre d'outils réglementaires. Les réserves naturelles en font partie comme les parcs nationaux. La réserve naturelle de la Haute-Chaîne s'est construite au fil des années 70 et 80 à cette fin: protéger ce patrimoine paysager et naturel d'une grande valeur écologique et assurer la pérénnité d'un territoire soumis à une forte pression démographique. L'espèce symbole de la Haute-Chaîne est le Grand-Tétra, mais la valeur de la flore et de la faune ne se résume en aucun cas à cette unique espèce. Ces notions de protection du patrimoine naturel sont intéressantes à apporter à un groupe de volontaires internationaux, dont la plupart ne sont pas formés en gestion environnementale et ne connaissent presque rien à ces outils. Mais en plus d'une approche pédagogique lié à la réalisation d'un travail d'utilité publique par le groupe, le chantier de jeunes bénévoles permet aux personnes inscrites de vivre une expérience de vie assez puissante durant trois semaines, avec des personnes venant de 5 ou 6 pays différents, répartis sur plusieurs continents. Apprendre à gérer une réserve d'eau pluviale limitée pour tout le groupe. Se doucher à l'aide de douches solaires au milieu des épicéas. Marcher au milieu des vâches.
C'est ce qu'une semaine en refuge au sein de la réserve peut faire vivre à une habitante de Moscou ou de Séoul. Sacré dépaysement ! Et le matin, travail pour dégager les arbres coupés par des agents de l'ONF, afin de laisser ouvert les habitats typiques des gélinottes et grand-tétras. Sans un habitat favorable, impossible à l'espèce de ce développer et à ses effectifs de rester stable ou en augmentation. C'est un peu cette problématique qui se retrouve dans les renaturation de cours d'eau: améliorer l'habitat sur le long-terme plutôt que repeupler une rivière chaque année. Et puis comme souvent, séjourner en refuge permet l'accès à des milieux protégés et à des paysages préservés.
Coucher de soleil dans le Jura français
La Haute-Chaîne sépare deux régions, deux départements, deux économies, deux manières de vivre. Le pays de Gex et le genevois d'un côté, la franche-comté et ses paysages agraires de l'autre. Le col de la Faucille permet le passage entre ces deux territoires, et l'ascencion de la haute-chaîne donne une vision panoramique exceptionnelle des environs.
Vue sur les Alpes et le Jura depuis le Reculet, Haute-Chaîne du Jura
La plupart des personnes réalisant un chantier durant l'été ont entre 16 et 25 ans et ont plusieurs objectifs: valoriser un temps de vacances après un travail saisonnier et une année d'études. Rencontrer des jeunes internationaux, parler une langue étrangère et s'ouvrir sur le monde. Découvrir un territoire et ses habitants, en France ou à l'étranger. Beaucoup sont étudiants, certains sont déjà insérés dans le monde du travail. Certains viennent aussi parce que les politiques éducatives et internationales de leurs pays respectifs poussent à l'expatriation et à l'expérience internationale. C'est notamment le cas des étudiants coréens, dont le nombre explose sur ces chantiers internationaux, depuis 15 ans. Kayoung, en photo ci-dessous, exprime bien cette nouvelle mobilité de la jeunesse coréenne à travers le monde. En master de LEA, elle a préféré prendre une année de pause avant de terminer ses études, en venant vivre et voyager en Europe. Après quelques mois de travail à Séoul, c'est une série de quatre chantiers internationaux qu'elle a réalisé en 2010, en Europe du Sud. L'idée, progresser en anglais et mieux connaître les européens. Très utile, tant professionnellement que personnellement.
Suki, rencontrée sur un autre chantier, en Bretagne, avait elle un autre objectif. A 31 ans, tenter l'aventure en partant 3 mois en Europe, seule, sans parler aucune langue du vieux continent, et sans jamais être sortie de Corée du Sud. Un challenge à relever, car sans aucune base en anglais, séjourner en Europe trois mois ne doit pas être si facile ! Brest, un matin, à la gare ferroviaire. Le soleil brille, un groupe de jeunes internationaux s'apprête à prendre le train, et d'un pas déterminé, Suki prononce au guichet, cette suite approximative de mots: "Moi, billet, Bénélux". Une tranche d'aventure!
Une souris et...Rébé, portrait d'une Educ Spé
Rebecca, Rebé, éducatrice spécialisée, notamment dans l'intelligence du coeur et de l'esprit. Nos routes se sont croisées il y a une dizaine d'années, sur les chemins du lycée. "Un jour en France", Noir Désir sur les ondes. Puis les études supérieures, et maintenant, travailleuse sociale auprès de personnes en difficulté dans la société. Mais avec résilience possible, pensons-le. Actuellement employée en CHRS, Centre d'Hébergement et de Réinsertion Sociale. Ces structures d'action sociale ont pour mission d'assurer l'accueil, l'hébergement, l'accompagnement et l'insertion sociale des personnes ou familles connaissant de graves difficultés en vue de les aider à accéder ou recouvrer leur autonomie personnelle et sociale. Première mission: l'hébergement. Dans cette commune frontalière qu'est Annemasse, ce type de structures est assez limité. Manque de besoins, ou manque de volonté politique locale ? Sans doute un peu des deux. mais revenons au thème de ce blog, présenter des personnes croisées sur la route, avant, maintenant, pendant, une tranche de vie, et/ou un point de vue. Et cette demoiselle là, elle mériterait un article dans Le Monde. A la page "Portrait de personnes positives pour la société". Faut dire que c'est une personne de confiance avec ses potes, et que son boulot, c'est un drôle de métier, le travail auprès des gens de la rue. Sans doute une vocation. Même si le métier d'éduc spé permet de travailler avec des publics très larges. Heureusement.
Une enquête sur les phénomènes émergents de pauvreté en France, réalisée par le CREDOC auprès des structures de l'action socio-professionnelle et autres structures au contact de la population métropolitaine, permettra de bientôt se faire une idée sur l'évolution des problèmes sociaux qu'a engendré la crise financière. Dans l'Est lyonnais, peu de structures ne voient pas d'évolution depuis 2009, par exemple. "Un jour en France" n'a jamais été autant d'actualité, 15 ans plus tard. Et Rébé, sur son travail, de commenter: une des questions qu'on se pose, à notre boulot, c'est de savoir si c'est la rue qui entraine un possible problème de santé mentale, ou l'inverse. Son avis tendrait vers la seconde possibilité, parmi d'autres facteurs. Le hors série du Monde de juillet 2010 sur la société française publiait un article titrant: "la société française est psychiquement fatiguée". Les français vont ils tous finir dans la rue ?
France/Rhône-Alpes/Ain: les bas-monts gessiens: Save Lulu !
Save Lulu. Mot-clé d'un chantier de bénévoles qui a eu pour cadre de travail la haute-chaîne du Jura, massif surplombant le lac et qui délimite deux mondes bien différents. D'un côté, le pays de Gex, un des territoires du département de l'Ain, séparé du reste du département par le Fort l'Ecluse, et disposant d'une réelle identité culturelle de part son intime relation au canton de Genêve. De l'autre, le Jura, un des plus grands massifs calcaires de France, ses pâturages, son Parc Naturel Régional, sa zone Natura 2000, sa réserve naturelle...protéger les mille-pâtes se fait avec un mille-feuille ! Quoi que, des mille-pâtes, il en existe surement dans la réserve naturelle Haute-Chaîne du Jura, mais il ne s'agit pas de l'espèce emblêmatique du territoire. Non, qui dit Haute-Chaîne dit Grand Tétra ! Mais revenons à Lulu ; C'est un peu un emblême dans certaines parties du Monde maintenant, en Ukraine, à Moscou ou à Séoul. Et pour cause, de jeunes et dynamiques volontaires sont venus travailler dans les bas-monts de la Haute-Chaîne, dans le cadre de la gestion de ces habitats précieux à de nombreux égards.
L'année 2010 était l'année de la biodiversité. Thème dont le matraquage médiatique peut fatiguer l'esprit et mettre aux oubliettes du citoyen lambda l'importance de sa préservation pour la pérénnité de tous. Car en plus d'une valeur intrinsèque, ce papillon ne pourrait-il pas un jour fournir la molécule salvatrice d'une épidémie de l'Homme ou de ses sources d'alimentation ? Et dans la prise en compte du développement pérenne d'un territoire, comment l'agriculture peut-elle rester viable si des lieux de pâtures gêrés de manière extensive ne subsistent pas au sein de celui-ci. La région des alentours de Genêve est, comme dans beaucoup d'autres villes du monde, soumise à une pression de l'urbanisation sans cesse croissante...une pression pour l'agriculture, qui se doit de garder des terres arables pour survivre, et que les réseaux de type AMAP soutiennent. Pression pour la biodiversité, car dans des régions ou l'habitat résidentiel est important, qu'en est il de la richesse écologique des jardins et autres parcs? Ici ou là-bas, des associations veillent à encadrer l'aménagement du territoire. LA FRAPNA, par exemple. Et puis, n'y a t'il pas des perceptions de la nature en ville à faire évoluer au sein des habitants urbains, de 7 à 77 ans. Prendre en compte le maintient et le développement de la diversité biologique en ville doit devenir un axe majeur dans les projets d'urbanisme et d'aménagements. Mais revenons à nos bas-monts...
Ces habitats sont des pelouses sêches. D'un sol calcaire et sec et d'un ensoleillement important découle une flore très riche avec des espèces méditéranéennes. Un habitat assez ouvert, et qui se doit de le rester pour maintenir une avifaune de valeur en Europe, telle que l'atteste la présence des pie grièche écorcheurs ou des alouettes Lulu. Ces sites possèdent également une valeur patrimoniale en tant qu'anciens sites de transhumance, et agricoles. Août 2010, le clocher de Crozet sonne l'heure du levé, et d'un pas éclairé, Kayoung et ses compères partent dans les bas-monts avec un objectif en tête: Save Lulu!

Les chantiers de bénévoles (locaux ou internationaux), démarche fréquemment utilisée par les structures de protection du patrimoine naturel à des fins de travaux, d'animation et/ou de communication
France - Retour vers le futur
2010 tire à sa fin. Vivement 2011 et un emploi stable ! Une année délicate pour beaucoup en France. Des petits échanges, d'un soir, d'un instant, dans le cadre professionnel, dans le cadre personnel, d'une rencontre instantanée, réelle, parfois virtuelle, méritent une micro-synthèse. Echange avec Manu, ou avec la population française, d'ailleurs. Aller, petit tour d'horizon de phrases entendues ou lues, juste pour le plaisir. C'est marrant d'aller faire un tour en Suisse, en Irlande ou en Guyane, ça permet peut-être de s'interroger sur sa propre manière de vivre et de comprendre la France métropolitaine. Merci à la solidarité familiale, qui me permet d'avoir un logement. Je le revaudrai. Surtout que beaucoup semblent dire la précarité et la pauvreté augmentent en France.
"Entendu en 2010". Le panel est large: citoyens de l'ex-URSS, d'Amérique du Sud, travailleurs sociaux, associations militantes, ingénieurs en gestion des milieux naturels, médias étrangers, promeneur au coin de la rue, musiciens etc.La plus belle, la plus grandiose, un concept nouveau, la philosophie des lumières, enfin les lumières des plateaux télés je veux dire. "D'accord, connasse". Le truc, c'est pas de se faire traiter de connasse, c'est plutôt habituel, mais ce qui fait toute la différence, c'est de se faire traiter de connasse par un philosophe. C'est le genre de truc qui t'arrive qu'une fois dans la vie. Te faire traiter de connasse par un philosophe. C'est rare comme concept. Ce philosophe s'appelle François Miclo, et je l'observais devant l'émission "Ce soir ou Jamais" du 28 septembre, en présence de Matthieu Pigasse notamment, le propriétaire des Inrocks, qui se demandait parfois en présence de qui il était tombé...Certains ont peut-être vu l'émission ? en tout cas, un petit commentaire par message privé sur Facebook sur le grand n'importe quoi de son discours, écrit aussi suite à la lecture d'un soir du Causeur, m'aura valu un superbe: "D'accord, connasse". Marrant !
Mais revenons à des échanges vécus...ils sont nombreux...je pense à Alba, qui a la même vision des sociétés européennes que nombre de latin(es)...une gagnante, 6 ans d'US derrière elle, qui vivra ses rêves, je l'espère et le pense...une rencontre hasardeuse, par un clic de souris...vous savez, c'est pas seulement une souris et des hommes, sur certains sites de rencontres c'est plutôt une souris et des femmes.
Alba, de Bogotá à Annecy. Choc culturel !
Sinon, autre rencontre printanière, Hindi Zahra, et sa voix qui englobe toute l'Usine à gaz de Nyon...un bel échange de regard qu'elle a bien sûr oublié ! Un album intéressant, un tango absolument beautiful, et d'excellents zicos, dont les deux guitaristes, qui m'ont fait fantasmé un instant (enfin, pas en tant que guitariste, mais en tant que guitariste d'Hindi Zahra, on est d'accord!)
Hindi Zahra, nouvelle voix française
Et puis de nombreuses rencontres internationales cet été, des moments partagés avec des personnes de 13 nationalités, une meilleure compréhension des cultures, de petites anecdotes, une Bretagne rurale intéressante, la médiation auprès des acteurs de gestion d'un site Natura 2000, la gestion de milieux précieux dans le Haut-Jura...toutes ces thématiques seront abordées sous un angle scientifique, un jour peut-être, sur ce blog ! Les chantiers de bénévoles internationaux, bel outil de développement local et personnel!
Saena, sud-coréenne, dans un alpage jurassien
L'automne, la crise, le froid...la réforme des retraites, la gauche appelant les français dans la rue, la droite passant en force, notre président et son avion à 176 millions d'Euros. Le coût de 5 lycées en Guyane, pour citer un exemple connu. Et bien sur, "un avion polluera moins que deux". Comme un sentiment de nausée. Et à côté de cela, le terme de "situation d'urgence humanitaire" employé par une travailleuse sociale d'une commune du Rhône, aux yeux bleus aussi déstabilisants que ne l'était son engagement. Les éditoriaux du "New York Times" sur les grèves d'octobre ("PARIS — Welcome to France! As my train emerged from the tunnel linking Britain to the European continent, the announcement came: “As a result of a general strike, certain rail and other services will be disrupted.Labor unions are mobilized, high school kids are out in force, oil refineries are struggling and more than one million people have taken to the streets as France rises to confront the government’s decision to lift the retirement age to 62 from 60. Yes, you read that right: to 62 (...)") La même actualité dans les médias brésiliens, un sentiment de malaise cette fois. Lula s'en va, le Brésil est festif comme toujours, le Brésil est optimiste en l'avenir, comme jamais. Et cette même travailleuse sociale du Rhône de dire: "Au Brésil, la démarche actuelle est d'apprendre aux gens. En Europe, on les abêtit pour mieux les gouverner." Michael Vendetta, abrutit symptomatique, pathologique, instrumentalisé, bel exemple de cette remarque... la première image perçue par les mineurs allumant la télé le soir, pendant des mois. Retour vers le futurisme?
Allez, une dernière rencontre, celle d'un groupe de potes qui ont monté leur projet de bar associatif à Lyon. Un petit texte sur le coup. Passons en 2011, célébrons le premier anniversaire de la mort de Mano Solo, et finissons cette année en citant ce qu'il écrivait il y a quinze ans: "je me dois d'un poème, dans cette journée de novembre à la con".
De l'autre côté du pont,
Souffle un air de Kaly
De l'autre côté du bar
Sert Marie à tout prix
Un bar plein de verres vides
Un bar vide de verres pleins
A ma gauche une affiche Callas
A ma droite des peintures de palaces
Un côté du Rhône au goût alpin
Remplit ce verre, essaie l'alexandrin
Vide l'esprit de quelques chagrins
Crée ce texte et un peu de lien
L'autre côté du pont s'aperçoit au loin
Celui de Charpennes à Gambetta
Comme celui de Cayenne à Lula
Un passage éclair d'ici à là-bas
Le verre se vide, le texte prends fin
Cat Power chante sur les siens
Un air de magie dans une aire de folie
De l'autre côté du pont je lui dis merci!
PS: "De l'autre côté du Pont" est donc un pub lyonnais ou se déroulent de nombreuses soirées thématiques et autres débats
France - Une souris et des hommes
Ras-le-bol ! La sensation d'inutilité peut souvent induire une envie de changement. Assez parlé de mes perceptions et de mon vécu ! Pourtant, j'ai cette envie d'entretenir ce plaisir d'écrire et de décrire. Mon clavier libérerait-il des phéromones? Ce blog, "une souris et des hommes", se veut maintenant consacrer à témoignages multiculturels et autres articles sur les thèmes du développement, de l'environnement et des échanges internationaux. Non, je ne vous montrerai pas l'attraction de telle ou telle ville, ou alors, vraiment pas souvent !
"Une souris et des hommes. Regards multiculturels pour durabilité mondiale"
"Une souris et des hommes". Un titre, plusieurs interprétations. Comme souvent. La quasi similarité avec le roman de Steinbeck par exemple, dans lequel Georges et Lennie, deux amis errant sur les routes de Californie, partagent depuis toujours le même rêve: partager un jour une petite exploitation, pour vivre comme des rentiers et y élever des lapins. Vivre simplement, cultiver son potager après avoir cultiver son jardin. Avant que George ne décide de tuer Lennie...deux compères, qui pourraient être vus comme un seul et même être, avec une part humaine et une part plus animale. A moins, que, soyons plus terre à terre, ce titre évoque ces petites souris que chacun de nous croise, dans les champs, dans les villes, au milieu des hommes et des activités qu'ils génèrent. Après tout, pourquoi ne pas se demander: et si j'étais une souris, quelle serait ma perception du monde des hommes ?" Sait-on ! En fait, la troisième interprétation que je ferais serait celle qui est la plus proche du dessein qui dessine la survie existentielle de ce blog. Dans ce monde connecté par l'outil internet, ou chacun, en un clic de souris, peut rentrer en relation avec son semblable, ou son opposé, et échanger avec des citoyens de la planète, pourquoi ne généraliserais-je pas cette démarche simple et accessible à tout internaute ? Une souris informatique, et des hommes.
Manu, par Marion
"Développement, environnement, Relations internationale: Témoignages multiculturels". Mon envie? Vous présenter des personnes, des amis, des potes virtuels avec qui je converse depuis maintenant plusieurs années, ou quelques mois. Des amis d'ici, surtout d'ailleurs, qui ont croisé mon chemin, parfois uniquement via ma souris, et avec qui en tout cas j'ai souris. Continuer à parler des trois axes du développement durable - économie, social, environnement - à travers des perceptions personnelles mais surtout à travers le regard de ces personnes, d'où quelles soient. Cette soutenabilité passe aussi par la promotion de la paix internationale. De nombreuses guerres sont liées à des perceptions faussées, paraît-il. Mais de chez soi, depuis l'ordinateur depuis lequel vous lisez ces quelques lignes par exemple, avec quelle approche, quelle méthode pourrais-je dire, peut-on auto-analyser notre propre perception des choses. De notre environnement, tant voisin que lointain. Tant local que global. Tant naturel qu'humain. L'opinion d'un homme est influençable par la parole d'un autre, celle d'un peuple aussi. Difficile de se retrouver dans toute cette information qui est mise à notre disposition. Toutefois, un paradigme fondant la démarche de ce blog pourrait être qu'un monde sans échanges interculturels serait bien moins riche et tolérant. Moins bien perçu, et encore moins compris! A partir de cela, ce blog présentera parlera de rencontres que j'ai pu faire il y a plusieurs années ou quelques jours, donnera quelques points de vue, quelques pistes intéressantes à discuter ou analyser! Quelques articles plus pointus sur les trois axes du développement durable, aussi, surement, et si possible le tout en photos !













































































